• Tournée vers la contemplation éternelle de Dieu

    Que Soeur Michèle Jeunet me permette de reprendre ici son homélie

    Voyez son site, ici : http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/2016/08/6-aout-jesus-transfigure-en-luc-9-37-39.html

    (en y ajoutant une confidence, car ce texte me tient particulièrement à coeur)

    6 août : Jésus transfiguré en Luc 9,37-39

    Lc 9,27-36

    Je vous le dis en vérité : parmi ceux qui sont ici présents, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu. » Environ huit jours après avoir prononcé ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait. Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! » Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.


    En confidence...

    Permettez-moi, cher lecteur, de vous dire que la Transfiguration de Jésus est sans doute ce qui me fascine le plus dans ma relation avec lui.

    A vrai dire, je n'ai qu'un but dans toute ma vie, c'est celui de goûter à sa lumière ineffable, inimaginable ici-bas, à sa beauté sans limite, c'est d'être illuminée de ses rayons de lumière et d'amour, de tendresse et de miséricorde, selon l'avant-goût qu'il a bien voulu me donner cette nuit de Noël à Notre-Dame de Paris, où il a bien voulu se présenter juste devant moi, là, au même endroit que les chaises qui se trouvaient devant mon mari et moi, là, lors de cette Messe de Minuit où il s'est positionné entre mon mari et moi, là, juste devant nous.

    Il portait la barbe, tel qu'on se le représente en s'inspirant du Suaire de Turin. Il me regardait avec un amour dont on ne peut avoir idée ici-bas, un amour qui m'a fait fondre en larmes, un amour... indescriptible !

    A ce moment-là, il n'était pas lumineux mais tellement miséricordieux... Je désire cette vision, je désire cet amour, je désire ce rayonnement d'amour, cette lumière intérieure et inondante, cette invasion amoureuse et immense, pour tout mon coeur, et cela, éternellement ! C'est là le désir intime de mon coeur !

    Ami lecteur, vous savez l'essentiel de moi en lisant cela. Je vous ai tout dit en vous disant mon désir de Jésus, mon ardent désir de son amour !

    Amis inquiets, tranquillisez-vous : mon époux est mon compagnon de route, celui que j'aime tendrement et qui connaît mon amour pour Jésus, et qui sait que l'amour de Jésus est destiné à lui autant qu'à moi, mon amour de mari qui regarde avec amour et accueil profond mon intimité avec Jésus.

    Je souhaite pour mon Jacques chéri comme pour moi de connaître éternellement cet amour incommensurable et ineffable... Je vous le souhaite aussi, chers frères lecteurs. Je vous en supplie, même si vous ne croyez pas, laissez-vous approcher par cet amour, vous ne pourrez que fondre, vous aussi, inondés et broyés littéralement par cette tempête calme et douce de l'amour infini de Jésus !


    L'homélie de Soeur Michèle :

    1- Certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu

    Cette parole énigmatique peut s’éclairer si on le comprend comme une introduction à l’expérience de la Transfiguration. Voir le Royaume venir avec puissance c’est voir Jésus dans sa gloire, c'est-à-dire le voir tel qu’il est : pleinement Dieu et pleinement homme. Parfaite unité du divin et de l’humain sans confusion ni séparation.

    2-Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques

    Il l’a déjà fait en Lc 8/51 quand il rend la vie à la fille de Jaïre. Il le fera quand il entre en agonie en Mc 14/33

    Il le fait ici quand il révèle sa divinité.

    Pourquoi ce choix ?

    Pour les faire témoins du mystère pascal : le Dieu qui donne la vie, c’est le Dieu crucifié et le Seigneur de la gloire. La gloire au sens de densité d’amour.

    3- Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie

    Elie et Moïse représente la Thora et les prophètes de la première alliance. Ils sont là pour attester le long cheminement d’Israël, sa quête laborieuse et hésitante de Dieu, qui trouve sa réalisation en Jésus. Ils sont là pour authentifier sa mission.

    4- Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie

    Le texte nous dit qu’il ne savait que répondre

    Mais cette tente, ce n’est une simple question de campement ! C’est la tente de la rencontre. Quand le peuple était dans le désert, il allait à la tente de la rencontre, lieu de la présence de Dieu. Une voix leur demande d’écouter Jésus le Fils et ensuite ils ne voient plus que Jésus seul. Il n’est pas question de planter 3 tentes car il n’y a qu’une seule tente qui est la personne même de Jésus. La seule et unique tente de la rencontre, c’est le Christ dans la vérité de son humanité et de sa divinité. Jésus seul : unique pâque, unique passage de la mort à la plénitude de la vie, nouvel Exode, celui du passage de la mort à la résurrection. Premier né d’une multitude de frères et de sœurs, celui qui ouvre le passage pour que, à sa suite nous entrions dans la vie éternelle.