• Les larmes

    Le repentir

    Ne nous attristons pas à cause de notre péché,
    Car cela attriste le Christ.
    Regardons tout ce que le Seigneur fait pour nous,
    Regardons le Pardon sans condition du Seigneur,
    Nous mettrons Jésus dans la joie.

    Le problème de Dieu n'est pas que nous soyons dans la règle,
    Son problème c'est que nous soyons dans l'amour.

    Le fils prodigue "se souvient de l'amour de son père"... et il revient.

    Propos résumés, de l'Archimandrite Syméon,
    Monastère orthodoxe Saint-Silouane.

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    Acceptons de pleurer, de laisser "s'écouler" notre coeur...

    La Passion du Seigneur trouve des imitateurs, mais non pas des égaux. Ainsi je ne reproche pas à Pierre d'avoir renié le Christ ; je le félicite d'avoir pleuré. L'un est le fait de notre condition commune ; l'autre est une marque de vertu, de force intérieure... Mais si nous l'excusons, lui ne s'est pas excusé... Il a mieux aimé accuser lui-même son péché, et se justifier par un aveu, qu'aggraver son cas en niant. Et il a pleuré...

    Je lis qu'il a pleuré, je ne lis pas qu'il ait fait des excuses. Ce qui ne peut pas se défendre peut se laver ; aux larmes de laver les manquements qu'on rougit d'avouer de vive voix... Les larmes disent la faute sans trembler... ; les larmes ne demandent pas le pardon et pourtant l'obtiennent... Bonnes larmes, qui lavent la faute ! Aussi bien ceux-là pleurent que Jésus regarde. Pierre a renié une première fois et n'a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas regardé. Il a renié une seconde fois, il n'a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas encore regardé. Il a renié une troisième fois ; Jésus l'a regardé, et il a pleuré bien amèrement. Regarde-nous, Seigneur Jésus, pour que nous sachions pleurer notre péché.

    Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
    Traité sur S. Luc 10, 49-52, 87-89 (trad. SC 52 p.173, 185 rev.)